Deux copies de cartes géographiques, agrandies, peintes, centrées sur une route, ou sur le lieu où une route sera construite.
Je travaille sur les liens entre des choses habituellement perçues comme distinctes. Les polyptyques s’apparentent en quelque sorte au jeu de dominos, quand des pions, dispersés en début de partie, se trouvent petit à petit liés les uns aux autres au fil des combinaisons.
Il s’agit, soit de rapprocher des éléments apparemment les plus éloignés : l’Ecosse et l’Afrique, un psychiatre et un explorateur ou une enluminure médiévale et une sculpture pop. Soit de jouer sur une légère différence, un infime décalage entre les choses : ce qui se glisse dans une traduction, entre le texte originel anglais et son adaptation française par exemple.

Anthony Freestone, catalogue Fondation Colas, 2006